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Critique de Charles Ritter |
Brillant exercice formel sur la symétrie et la répétition qui m'a fait penser à une certaine expérimentation « godardienne » ou « kubrickienne » (la paranoïa géométrique, miroir de la psychologie des personnages de Shining ), alliée à la sensibilité littéraire des premiers Truffaut. Jeux de symétrie dans un monde (trop) ordonné, où la fécondité des fissures (l'amour) redonne le mouvement, le désordre et l'espoir. Ainsi va l'amour, qui finit toujours par se figer dans une stérile symétrie à travers les générations comme un éternel bégaiement ou une absurde « répétition », pourtant à chaque fois « transfigurée », ici par l'enthousiasme des jeunes et la bienveillance du père (j'ai pensé à la fin de Rêves de femmes de Bergman). Cette scène de fin, d'un étonnant classicisme, est à l'image de cette ouverture généreuse à la simplicité : la forme du film se « guérit » ici de son hermétisme un peu élitiste et « renfermé ». Un film d'une grande richesse, à la beauté subtile, un peu gâchée par des approximations techniques (lumières, « pompages », vignettage fish eye) et artistiques (jeu très inégal pour ne pas dire médiocre, les jeunes s'en sortent pas mal, surtout la bonne). |
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